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La convention médicale infirmière : secteur 1, droits et obligations

CR
Camille Rousseau
Experte accompagnement IDEL
·31 mars 2026 · 9 min de lecture
En résumé

La convention médicale infirmière secteur 1 est l'accord entre l'Assurance Maladie et les syndicats représentatifs qui encadre la pratique libérale des IDEL en France. En adhérant, l'infirmier s'engage à appliquer exclusivement les tarifs opposables de la NGAP, sans aucun dépassement d'honoraires, en échange du tiers payant, d'une prise en charge partielle de ses cotisations sociales et de majorations conventionnelles. Il n'existe pas de secteur 2 pour les infirmiers : le secteur 1 est l'unique option de conventionnement disponible.

La convention médicale infirmière : secteur 1, droits et obligations

La convention médicale infirmière encadre l'exercice libéral de chaque infirmier diplômé d'État (IDEL) en France. Signée entre l'Assurance Maladie et les syndicats infirmiers représentatifs, elle définit les règles du jeu : les tarifs des actes, les conditions de remboursement, les droits des praticiens et les obligations qu'ils s'engagent à respecter. Comprendre ce cadre conventionnel est indispensable avant de s'installer, et c'est la première chose que nous abordons avec les 930 IDEL que nous accompagnons.

La convention médicale infirmière : fonctionnement et adhésion

La convention nationale des infirmiers libéraux est un texte réglementaire négocié entre la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM) et les organisations syndicales infirmières représentatives. Sa version actuelle, régulièrement actualisée par avenants successifs, s'applique à tous les IDEL qui exercent en secteur 1, c'est-à-dire en secteur conventionné à honoraires opposables.

Tout infirmier souhaitant exercer en libéral et permettre à ses patients d'être remboursés par l'Assurance Maladie doit adhérer à la convention. Cette adhésion intervient au moment de l'enregistrement auprès de la CPAM de votre département. Elle n'est pas optionnelle dans des conditions normales d'exercice : sans convention, aucun remboursement n'est possible pour vos patients, et votre activité devient économiquement intenable dans la grande majorité des configurations.

Comment adhérer à la convention

La démarche d'adhésion s'effectue au moment de l'installation. Vous déposez votre dossier auprès de votre CPAM de rattachement, comprenant votre diplôme, votre numéro RPPS, votre attestation d'inscription au Conseil de l'Ordre infirmier et les éléments relatifs à votre lieu d'exercice. La CPAM dispose d'un délai de 30 jours pour valider votre adhésion. Passé ce délai sans réponse, l'adhésion est considérée comme acceptée par tacite reconduction.

La convention prévoit la possibilité de désadhérer, mais les conséquences sont radicales : vous sortez du système de remboursement conventionné et vos patients ne sont plus pris en charge aux tarifs habituels. En pratique, moins de 0,5 % des IDEL exercent hors convention.

Les droits du secteur 1 : ce à quoi vous avez accès

Exercer en secteur 1 n'est pas une contrainte sans contrepartie. Ce statut ouvre des droits substantiels sur le plan financier et sur le plan de la protection sociale, que beaucoup d'IDEL sous-estiment au moment de leur installation.

L'accès aux cotations NGAP et aux remboursements

Le premier droit fondamental est la faculté de facturer vos actes selon la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (NGAP). Chaque acte est coté en lettres-clés, principalement AMI pour les actes médico-infirmiers, associées à des coefficients. En 2025, la valeur de la lettre AMI est fixée à 3,15 euros, après les revalorisations successives intégrées dans les derniers avenants conventionnels.

Cette cotation garantit que vos patients sont remboursés à 60 % par l'Assurance Maladie pour la majorité des actes courants, avec prise en charge à 100 % pour les patients en Affection de Longue Durée (ALD) ou dans le cadre de protocoles de soins spécifiques. Une cotation erronée ou un oubli de majoration représente une perte sèche sur votre chiffre d'affaires. Notre service de gestion de facturation aide de nombreux IDEL à optimiser leurs cotations sans risque de dépassement non justifié.

La prise en charge partielle de vos cotisations sociales

En secteur 1, l'Assurance Maladie participe à vos cotisations sociales selon un mécanisme défini par la convention. En 2025, cette participation représente environ 9,7 % de vos revenus conventionnés dans la limite d'un plafond annuel. Pour les cotisations de retraite complémentaire versées à la Carpimko, la convention prévoit également une participation dont le montant dépend de votre tranche de revenus. Les barèmes actualisés et les simulateurs de cotisation sont disponibles directement sur carpimko.com.

Les indemnités de déplacement et les majorations

La convention encadre les indemnités perçues lors des visites à domicile. En 2025, l'Indemnité Forfaitaire de Déplacement (IFD) est fixée à 2,50 euros par déplacement, auxquels s'ajoutent des indemnités kilométriques différenciées selon la zone géographique, le type de véhicule utilisé et les conditions de circulation en montagne ou en zone insulaire.

Des majorations tarifaires s'appliquent également selon les horaires : majoration pour acte réalisé entre 20h et minuit, majoration de nuit pour les actes entre minuit et 6h du matin, et majoration dimanche et jour férié. Ces suppléments sont strictement encadrés par la nomenclature et ne peuvent être modulés unilatéralement.

Les obligations du secteur 1 : ce que vous devez respecter

Adhérer à la convention, c'est signer un contrat avec l'Assurance Maladie. Ce contrat impose des obligations précises dont le non-respect peut déclencher des procédures de contrôle et des sanctions conventionnelles graduées, allant du simple avertissement jusqu'au déconventionnement.

Le respect strict du tarif opposable

L'obligation la plus fondamentale est celle du tarif opposable. En secteur 1, vous ne pouvez pratiquer aucun dépassement d'honoraires. Le tarif conventionné est votre tarif maximum pour les actes remboursables : toute facturation supérieure constitue une infraction conventionnelle. En cas de contrôle, la CPAM peut exiger le remboursement des sommes perçues en excès et déclencher une procédure de mise en demeure formelle.

Ce principe est parfois vécu comme une contrainte forte, notamment dans les zones où le coût de la vie est élevé ou la pression de travail importante. Mais il constitue le fondement même du système de soins conventionné et garantit l'accessibilité financière aux soins infirmiers pour tous les patients, quelle que soit leur situation.

Les obligations administratives et de télétransmission

La convention impose un recours systématique au système de télétransmission SESAM-Vitale pour la facturation. En 2025, le taux minimum de télétransmission exigé pour éviter les pénalités contractuelles est fixé à 75 %. La réalité du terrain montre que la grande majorité des IDEL dépasse les 95 % grâce aux logiciels de gestion intégrés, ce qui est fortement recommandé.

Vous devez également signaler à votre CPAM tout changement de situation dans un délai maximum de 30 jours : changement d'adresse de cabinet, modification de la forme d'exercice (passage en SCM, SISA, intégration en MSP), ou cessation temporaire d'activité. L'obligation d'organisation de la continuité des soins est également posée par la convention : en cas d'absence programmée, vous devez garantir la prise en charge de vos patients par un remplaçant conventionné.

La formation continue obligatoire

La convention intègre des obligations de Développement Professionnel Continu (DPC). Chaque IDEL doit réaliser des actions de formation inscrites dans un programme triennal validé. Ces formations peuvent être financées dans le cadre conventionnel par l'ANDPC, dans la limite des enveloppes annuelles disponibles. Notre service de formation IDEL vous aide à identifier les parcours DPC compatibles avec votre spécialité et votre planning d'activité, en priorisant les formations les mieux valorisées par l'Assurance Maladie.

Secteur 1 et installation : l'impact des zones géographiques

La convention médicale ne s'applique pas de façon uniforme sur tout le territoire. Le zonage géographique, défini conjointement par les ARS et l'Assurance Maladie, a un impact direct sur votre liberté d'installation, les aides financières disponibles et les contraintes éventuelles à anticiper.

Les quatre zones conventionnelles et leurs conséquences

Le territoire est découpé en quatre zones principales : zones très sous-dotées, zones sous-dotées, zones intermédiaires et zones sur-dotées ou zones d'action de régulation. Dans les zones très sous-dotées, l'installation est libre et accompagnée d'aides financières importantes. Le Contrat d'Aide à l'Installation des Professionnels de Santé (CAIP) peut atteindre 3 000 euros la première année, puis 1 500 euros les deux années suivantes sous conditions de maintien de l'activité dans la zone.

Dans les zones sur-dotées, en revanche, l'installation est soumise à la règle du "un pour un" : vous ne pouvez créer une nouvelle patientèle qu'en remplacement d'un IDEL qui cesse définitivement son activité dans la même zone. Cette règle s'applique à la création ex nihilo, pas au rachat d'une patientèle existante. Avant toute démarche, il est indispensable de vérifier votre zone CPAM pour anticiper les contraintes réglementaires et les opportunités de votre secteur cible.

Les majorations kilométriques renforcées en zones rurales

Pour les IDEL exerçant en zones rurales sous-dotées, la convention prévoit des indemnités kilométriques majorées qui compensent partiellement les temps de trajet importants. En 2025, les barèmes distinguent plusieurs catégories selon la nature du terrain et la distance parcourue. Ces majorations peuvent représenter jusqu'à 15 à 20 % du chiffre d'affaires d'un IDEL exerçant sur un secteur géographique étendu, ce qui modifie sensiblement l'équation économique par rapport à un exercice urbain.

Notre guide complet IDEL détaille l'ensemble des dispositifs d'aide à l'installation avec les conditions d'éligibilité actualisées pour 2025, y compris les exonérations fiscales liées aux zones de revitalisation rurale (ZRR). Les textes réglementaires de référence sont consultables sur legifrance.gouv.fr pour les IDEL qui souhaitent accéder aux avenants conventionnels dans leur version officielle.

Avenant 11 : ce qui va changer pour les IDEL (état des négociations mars 2026)

L'avenant 11 à la convention nationale infirmière est le dossier qui mobilise toute la profession depuis l'été 2025. Ouvertes le 7 juillet 2025 à la CNAM en présence des trois syndicats représentatifs (FNI, SNIIL, Convergence Infirmière), les négociations devaient initialement aboutir à une signature en novembre 2025. Mais entre un contexte budgétaire serré, l'instabilité politique post-PLFSS et des désaccords profonds sur plusieurs points structurants, le texte n'a toujours pas été signé fin mars 2026.

Ce qui est sur la table

Le chantier couvre quatre grands axes :

La revalorisation des actes. C'est le nerf de la guerre. La valeur de la lettre AMI (3,15 €) n'a pas bougé depuis 2009, malgré une inflation cumulée de plus de 40 %. L'Assurance Maladie a consenti une première hausse de 0,10 € — saluée par tous les syndicats comme une avancée symbolique, mais unanimement jugée insuffisante. Les propositions les plus récentes évoquent +0,15 € en 2026 puis +0,05 € en 2027, ce que la FNI rejette, réclamant une trajectoire d'au moins +0,30 € sur deux ans. L'IFD et le BSI sont également en discussion.

La consultation infirmière et l'infirmier référent. L'avenant 11 doit traduire dans les faits la loi infirmière de 2025 qui a élargi les compétences des IDEL. Création d'une cotation dédiée pour la consultation infirmière, formalisation et valorisation financière du rôle d'infirmier référent auprès des patients en ALD ou en EHPAD — ce volet fait consensus entre syndicats, mais les montants proposés par la CNAM restent contestés.

Le zonage et les règles de remplacement. C'est le point de friction le plus vif. La CNAM veut limiter la durée des remplacements en zones sur-dotées à 12 mois avant basculement vers un statut salarié. Les trois syndicats s'y sont opposés frontalement, dénonçant une remise en cause de la liberté d'exercice. La FNI et Convergence Infirmière exigent que toute réforme s'applique uniformément sur tout le territoire, pour éviter la stigmatisation de certaines zones.

Le modèle IPA. Les infirmiers en pratique avancée, désormais en accès direct depuis la loi 2025, voient leur modèle de facturation redéfini dans ce cadre. Les discussions portent sur les actes éligibles et les niveaux de remboursement.

La position des syndicats en mars 2026

FNI : maintient sa participation aux séances de négociation, mais prévient qu'elle "refuse un accord au rabais". Elle menace de renforcer la mobilisation terrain en cas d'absence d'accord satisfaisant sur la revalorisation de l'AMI.

SNIIL : a suspendu temporairement sa participation aux négociations début mars, dénonçant un déséquilibre entre les concessions demandées à la profession et les propositions financières de la CNAM. Il conditionne son retour à la table à des engagements chiffrés et pérennes, avec une mise en oeuvre dès 2026. Il appelle par ailleurs à l'unité des trois organisations syndicales, condition indispensable à une application rapide de l'avenant.

Convergence Infirmière : a lancé une pétition contre "l'appropriation du rôle infirmier", en réaction aux propositions de la CNAM sur le zonage et le remplacement. Elle soutient la revalorisation des actes mais refuse tout texte qui fragiliserait la liberté d'installation.

Ce qu'il faut retenir pour votre pratique

Tant que le texte n'est pas publié au Journal Officiel, vos tarifs et vos règles de facturation ne changent pas. Mais la signature de l'avenant 11, attendue d'une semaine à l'autre selon plusieurs sources syndicales, pourrait modifier rapidement les conditions d'installation en zones sur-dotées et introduire de nouvelles cotations. Si vous êtes en cours de projet d'installation, il est important de surveiller l'évolution du dossier avant de vous engager sur une zone précise.

Notre équipe met à jour notre guide d'installation IDEL dès que le texte officiel sera disponible.

Convention médicale et revenus : projeter votre activité

La convention définit le cadre de rémunération, mais votre revenu réel dépend de votre organisation, de votre type de patientèle et de votre zone d'exercice. En 2025, le revenu net médian d'un IDEL en secteur 1 s'établit entre 38 000 et 45 000 euros annuels selon les données publiées par la DREES, avec des écarts significatifs selon les régions et les spécialités de soins. Les IDEL pratiquant des soins complexes (pansements lourds, perfusions, nursing) atteignent des niveaux de revenus sensiblement supérieurs à ceux dont l'activité est centrée sur les actes simples et les prélèvements.

Simuler vos revenus avant de vous installer

Avant de signer un bail ou de racheter une patientèle, il est indispensable de modéliser vos revenus futurs en tenant compte de votre zone, de votre mix d'actes et de vos charges prévisionnelles. Un cabinet bien organisé avec une patientèle mixte peut générer entre 70 000 et 100 000 euros de chiffre d'affaires annuel, desquels vous déduirez les charges sociales (environ 45 % du bénéfice imposable en entreprise individuelle), les frais de cabinet, le loyer et les charges professionnelles courantes. Notre simulateur de revenus vous permet d'effectuer cette projection en quelques minutes, en intégrant les paramètres propres à votre situation et à votre zone géographique.

Chez Maison des Infirmiers

Nous accompagnons 930 IDEL dans toutes les étapes de leur installation et de leur exercice libéral. La convention médicale est souvent le premier sujet sur lequel nos consultants sont sollicités : maîtriser ses droits et obligations évite des erreurs coûteuses sur la facturation, les majorations oubliées ou les infractions tarifaires involontaires.

Notre service d'accompagnement à l'installation vous aide à préparer votre dossier CPAM, à choisir votre zone d'exercice en fonction des contraintes conventionnelles et des aides disponibles, et à paramétrer votre logiciel de facturation pour une télétransmission conforme dès le premier acte. Nous vérifions également que votre cabinet répond aux normes ARS, condition préalable à l'exercice dans des conditions réglementaires optimales.

Si vous êtes déjà installé et souhaitez vous assurer que vous respectez l'ensemble de vos obligations conventionnelles ou optimiser vos cotations, nos consultants spécialisés sont disponibles pour un audit complet de votre situation.

Questions fréquentes

Quels sont les tarifs conventionnels pour les principaux actes infirmiers secteur 1 en 2025 ?+

Depuis l'avenant 6 entré en vigueur le 1er janvier 2023, la valeur de la lettre-clé AMI (Acte Médical Infirmier) est de 3,65 € et celle de l'AIS (Acte Infirmier de Soins) est de 2,65 €. Concrètement, une injection intraveineuse (AMI 3) est facturée 10,95 €, un pansement complexe (AMI 4) 14,60 €, et une séance de nursing lourd (AIS 8) 21,20 €. Les indemnités de déplacement (IFD) varient de 2,50 € en zone de plaine à 4,00 € en zone de montagne, auxquelles s'ajoutent les indemnités kilométriques (IK) de 0,35 à 0,50 €/km selon la zone géographique.

Un infirmier libéral secteur 1 peut-il pratiquer des dépassements d'honoraires ?+

Non, c'est une interdiction absolue. En secteur 1, l'IDEL doit appliquer strictement les tarifs opposables de la NGAP pour tous ses patients, sans exception. Il existe une seule dérogation prévue par les textes : le dépassement pour exigence particulière du patient (DEP), lorsque le patient lui-même demande des conditions matérielles spéciales non justifiées médicalement (par exemple un rendez-vous en dehors des horaires habituels à sa demande expresse). Ce DEP doit être consenti par écrit par le patient, n'est pas remboursable par l'Assurance Maladie, et reste extrêmement rare dans la pratique infirmière.

Le tiers payant est-il obligatoire pour les IDEL conventionnés secteur 1 ?+

Le tiers payant est obligatoire pour plusieurs catégories de patients : les bénéficiaires d'une affection longue durée (ALD 30), les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse, les victimes d'accidents du travail ou de maladies professionnelles (AT/MP), les bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS, ancienne CMU-C) et les bénéficiaires de l'Aide Médicale d'État (AME). Pour les autres patients, le tiers payant est facultatif mais quasi systématiquement pratiqué par les IDEL via la télétransmission des feuilles de soins électroniques (FSE) avec la carte Vitale.

Comment un infirmier libéral adhère-t-il à la convention et rejoint le secteur 1 ?+

L'adhésion à la convention infirmière s'effectue lors de l'installation en libéral : l'IDEL remplit un formulaire d'option conventionnelle auprès de la CPAM de son lieu d'exercice principal, accompagné de son diplôme d'État, de son attestation d'inscription au Conseil de l'Ordre des Infirmiers, de son numéro SIRET et d'un RIB. La CPAM dispose d'un délai de 30 jours pour valider l'adhésion. Il est possible de refuser le conventionnement, mais dans ce cas les patients sont remboursés sur la base d'un tarif d'autorité très bas (environ 0,61 € par AMI), ce qui rend la constitution d'une patientèle quasi impossible.

Quelles sanctions risque un IDEL qui facture au-delà des tarifs conventionnels ou ne respecte pas ses obligations ?+

La procédure conventionnelle prévoit quatre niveaux de sanction progressifs : (1) la mise en garde, simple rappel à l'ordre sans inscription au dossier, (2) l'avertissement inscrit au dossier de l'infirmier, (3) la suspension du conventionnement de 1 mois à 5 ans, pendant laquelle les patients sont remboursés sur le tarif d'autorité, et (4) le déconventionnement définitif. En parallèle, la CPAM peut exiger le remboursement intégral des sommes indûment perçues via une procédure d'indu. Les contrôles sont réalisés par les praticiens-conseils du Service Médical de l'Assurance Maladie.

Quels avantages financiers l'Assurance Maladie accorde-t-elle aux IDEL en contrepartie du conventionnement secteur 1 ?+

Le conventionnement ouvre droit à plusieurs avantages financiers substantiels. L'Assurance Maladie prend en charge les deux tiers des cotisations à l'Avantage Social Vieillesse (ASV) de la CARPIMKO, représentant une aide d'environ 4 000 € par an. Une partie des cotisations maladie-maternité du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC) est également remboursée. L'IDEL bénéficie aussi de majorations tarifaires : nuit (MN), dimanche et jours fériés (MF), et la Majoration Infirmière de Coordination (MIC) de 5 € par patient complexe suivi en coordination. Des aides à l'installation en zones sous-dotées via le contrat COSCOM (jusqu'à 3 000 €/an pendant 3 ans) complètent ce dispositif.

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Camille Rousseau
Experte accompagnement IDEL

Experte en accompagnement IDEL chez Maison des Infirmiers, Camille accompagne les IDEL depuis leur installation jusqu’à leur gestion quotidienne.

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