La perfusion à domicile est un acte technique courant pour les IDEL, mais sa cotation NGAP et ses protocoles restent souvent flous. Cet article détaille les codes 2026, les conditions réglementaires et les règles de sécurité à respecter pour facturer juste et soigner en sécurité.
La perfusion à domicile fait partie du quotidien de nombreuses IDEL. Elle permet de maintenir des patients dans leur environnement tout en assurant un traitement qui, autrement, nécessiterait une hospitalisation. Antibiotiques IV, nutrition parentérale, hydratation, antidouleurs : les indications sont variées et les prescriptions en hausse depuis plusieurs années.
Pourtant, cet acte technique soulève régulièrement des questions sur la facturation et les protocoles à respecter. Quel code NGAP appliquer ? Comment gérer un port-à-cath au domicile ? Quand passer la main à une HAD ? Ce guide répond à ces questions avec les tarifs et les règles en vigueur en 2026.
Qu'est-ce que la perfusion à domicile ?
La perfusion à domicile consiste à administrer un médicament ou une solution directement dans le système circulatoire ou sous-cutané d'un patient, hors établissement hospitalier. Elle s'inscrit dans le cadre de l'hospitalisation à domicile (HAD) ou, plus fréquemment pour les IDEL, dans le cadre des soins de ville prescrits par un médecin généraliste ou spécialiste.
Les principales indications
Les perfusions à domicile couvrent un large spectre de pathologies :
- Antibiothérapie IV prolongée : infections ostéo-articulaires, endocardites, infections cutanées sévères
- Hydratation : patients âgés déshydratés, impossibilité de prise orale
- Nutrition parentérale : dénutrition sévère, pathologies digestives
- Antidouleurs : soins palliatifs, douleurs chroniques rebelles
- Traitement de la BPCO et pathologies respiratoires : corticoïdes IV en crise
- Chimiothérapie orale ou sous-cutanée : certains protocoles simplifiés
Chaque indication détermine le type de voie d'abord, la complexité de l'acte et donc la cotation applicable.
Les différents types de perfusion
| Type | Voie | Complexité | Indications |
|---|---|---|---|
| Perfusion IV périphérique | VVP | Modérée | Antibiotiques, hydratation |
| Perfusion via PICC line | Centrale périphérique | Elevée | Traitements longs, >7 jours |
| Perfusion via port-à-cath | Chambre implantable | Elevée | Chimiothérapie, nutrition |
| Hypodermoclyse | Sous-cutanée | Simple | Hydratation personnes âgées |
Conditions réglementaires pour pratiquer
Avant de pratiquer une perfusion à domicile, trois conditions doivent être réunies.
La prescription médicale obligatoire
Toute perfusion exige une ordonnance écrite, datée et signée par un médecin. Cette ordonnance doit mentionner :
- La solution à perfuser (DCI, concentration, volume)
- Le débit de perfusion ou la durée de passage
- La voie d'administration
- La fréquence des séances
- La durée totale du traitement
Sans ordonnance conforme, vous ne pouvez ni réaliser l'acte ni le facturer. En cas de doute sur une prescription ambiguë, contactez le médecin prescripteur avant d'agir.
Les compétences et la formation
La réalisation d'une perfusion à domicile est un acte infirmier qui relève du rôle propre sur prescription médicale (article R.4311-7 du Code de la Santé Publique). Aucune formation complémentaire obligatoire n'est requise pour les perfusions IV standard. Cependant, certains actes spécifiques (pose de PICC, accès chambre implantable) nécessitent une formation validée.
La plupart des établissements et HAD exigent une attestation de formation pour la manipulation des chambres implantables. Si vous envisagez de prendre en charge ce type de patients, renseignez-vous auprès de votre ONI régional.
Le matériel adapté
Vous devez disposer du matériel adéquat : tubulures adaptées, pompe si nécessaire, antiseptiques, gants stériles, pansements occlusifs, kit de gestion des accidents d'exposition au sang. Le matériel est généralement fourni par la pharmacie ou la prestataire HAD. Vérifiez toujours son intégrité et sa date de péremption avant chaque acte.
Cotation NGAP 2026 : les codes à connaître
La cotation d'une perfusion dépend avant tout de sa durée et du profil du patient. La valeur de base est 1 AMI = 3,15 euros (tarif en vigueur en 2026). Les codes varient selon la durée de la perfusion et le contexte clinique.
Tableau récapitulatif des cotations perfusion 2026
| Situation | Code | Valeur 2026 |
|---|---|---|
| Perfusion courte (max 1h), patient standard | AMI 9 | 28,35 euros |
| Perfusion courte (max 1h), immunodéprimé ou cancéreux | AMI 10 | 31,50 euros |
| Perfusion longue (plus d'1h), patient standard | AMI 14 | 44,10 euros |
| Perfusion longue (plus d'1h), immunodéprimé ou cancéreux | AMI 15 | 44,10 euros |
| Supplément horaire au-delà de 1h (par heure, max 5h) | AMI 6 | 18,90 euros |
| Organisation de surveillance jours intermédiaires | AMI 4 | 12,60 euros |
| Arrêt et retrait définitif d'une perfusion (apres plus de 24h) | AMI 5 | 15,75 euros |
| Débranchement moins de 24h (depuis circulaire CIR-9/2025) | AMI 4,1 | 12,92 euros |
AMI 9 et AMI 10 : perfusion courte (inférieure ou égale à 1 heure)
Ce forfait couvre la séance complète sous surveillance continue, c'est-à-dire :
- La préparation des produits et du matériel de perfusion
- La pose de la voie d'abord
- L'administration des produits (même plusieurs flacons)
- La surveillance pendant toute la durée de la perfusion
- L'arrêt, le retrait et le pansement
Utilisez AMI 9 pour un patient standard. Utilisez AMI 10 si le patient est immunodéprimé ou traité pour un cancer.
Important : l'administration de plusieurs produits lors de la même séance est comprise dans le forfait. Pas de lignes supplémentaires par flacon.
AMI 14 et AMI 15 : perfusion longue (plus d'une heure)
Pour les perfusions dont la durée dépasse 1 heure, la cotation est AMI 14 (patient standard) ou AMI 15 (immunodéprimé ou cancéreux), à 44,10 euros chacun.
Depuis la circulaire CNAM CIR-9/2025, une seule cotation AMI 14 ou AMI 15 est autorisée par jour et par patient, même si plusieurs perfusions sont réalisées ou si elles sont posées simultanément sur deux sites différents.
AMI 6 : supplément horaire
Pour toute heure supplémentaire au-delà de la première heure, ajoutez AMI 6 (18,90 euros) par heure, dans la limite de 5 heures au total.
Exemple : perfusion de 3 heures = AMI 14 + 2 x AMI 6 = 44,10 + 37,80 = 81,90 euros.
AMI 4 : organisation de la surveillance (jours intermédiaires)
Pour les perfusions longues nécessitant une surveillance sur plusieurs jours, la cotation AMI 4 (12,60 euros) couvre l'organisation de la surveillance et la coordination avec les autres professionnels de santé, les jours sans pose ni retrait. Ce code ne génère pas de frais de déplacement ni de majorations nuit ou dimanche.
AMI 4,1 : contrôles programmés et gestion des complications (perfusions longues uniquement)
L'AMI 4,1 (12,92 euros) s'applique exclusivement aux perfusions longues (plus d'une heure avec organisation de surveillance). Il couvre :
- Les contrôles et actes programmés prévus dans le protocole thérapeutique : changement de flacon, branchement en Y
- La gestion des complications pouvant nécessiter la repose de la perfusion, y compris un changement de site
- Le changement de cathéter sur un même site (chambre implantable par exemple)
Contrairement à l'AMI 4, l'AMI 4,1 autorise la facturation d'indemnités de déplacement et des majorations nuit ou jour férié. Il ne s'applique pas aux perfusions courtes.
AMI 5 : retrait définitif de la perfusion
AMI 5 (15,75 euros) : arrêt et retrait définitif d'une perfusion ayant duré plus de 24 heures, avec pansement et tenue du dossier. S'applique aussi pour le retrait définitif d'un PICC ou d'un mid-line avec réfection du pansement et changement de valve. Ne se cumule pas avec le forfait perfusion sous surveillance continue.
Cas particulier : cumul perfusion courte + perfusion longue dans la même séance
La circulaire CIR-9/2025 autorise le cumul à taux plein des deux forfaits quand la prescription prévoit une perfusion sous surveillance continue suivie d'une perfusion longue avec organisation de surveillance.
Exemple officiel CNAM : antalgique en perfusion continue sur 30 minutes, puis NaCl 0,9 % sur 12 heures, chez un patient non cancéreux et non immunodéprimé.
Cotation : AMI 14 + AMI 9 (soit 44,10 + 28,35 = 72,45 euros avant frais de déplacement).
Exemples de facturation type
Exemple 1 : antibiothérapie IV via PICC line, 1h30, patient standard, semaine.
| Poste | Code | Valeur 2026 |
|---|---|---|
| Perfusion longue (1h30) | AMI 14 | 44,10 euros |
| Supplément 30 min (arrondi à 1h) | AMI 6 | 18,90 euros |
| Indemnité kilométrique | IK | Selon distance |
Exemple 2 : antalgique 30 min + hydratation 12h, même séance, patient standard.
| Poste | Code | Valeur 2026 |
|---|---|---|
| Perfusion longue (hydratation 12h) | AMI 14 | 44,10 euros |
| Perfusion courte (antalgique 30 min) | AMI 9 | 28,35 euros |
| Indemnité kilométrique | IK | Selon distance |
Les tarifs sont en vigueur depuis 2026. Source : NGAP Titre XVI et circulaire CNAM CIR-9/2025. Vérifiez que votre logiciel de facturation intègre les dernières mises à jour.
Ce qui ne se cote pas séparément
Certains actes inclus dans la séance ne peuvent pas être facturés en supplément :
- La vérification de la prescription
- Le lavage des mains et la préparation du matériel
- La traçabilité dans le dossier patient
- Le nettoyage du matériel réutilisable
Ne créez pas de lignes de facturation supplémentaires pour ces tâches : c'est un motif de rejet CPAM.
Les voies d'abord et leurs spécificités
La voie veineuse périphérique (VVP)
La VVP est la voie la plus utilisée pour les traitements courts, généralement inférieurs à sept jours. Elle est posée par l'IDEL ou par le médecin. Pour l'IDEL, la pose d'une VVP fait partie du rôle propre sur prescription.
Points de vigilance :
- Vérifier la perméabilité à chaque passage (flush au sérum physiologique)
- Surveiller les signes d'extravasation (douleur, rougeur, oedème au point de ponction)
- Changer le site d'injection selon le protocole (généralement toutes les 72 à 96 heures)
- Tracer chaque changement dans le dossier patient
Le PICC line
Le cathéter central à insertion périphérique (PICC) est posé en milieu hospitalier, puis géré à domicile par l'IDEL. Il est indiqué pour les traitements de longue durée.
Gestion du PICC à domicile :
- Vérifier la position externe (longueur externe à comparer avec la mesure initiale)
- Rincer avec un flush de 10 ml de sérum physiologique avant et après chaque utilisation
- Changer le pansement selon les recommandations (au moins une fois par semaine, ou si décollé/souillé)
- Utiliser une technique strictement aseptique lors de chaque manipulation
- En cas de résistance au flush ou de douleur, ne pas forcer et contacter le médecin prescripteur
La chambre implantable (port-à-cath)
Le port-à-cath est un dispositif posé sous la peau, fréquemment utilisé en oncologie. Sa manipulation requiert une aiguille de Huber et une technique rigoureuse.
Protocole de ponction :
- Palper pour localiser la chambre
- Désinfecter la peau avec un antiseptique approprié (respecter le temps de contact)
- Piquer perpendiculairement avec une aiguille de Huber (jamais de biseau standard)
- Aspirer pour vérifier le retour sanguin
- Flush de vérification avant branchement
- Sécuriser l'aiguille avec un pansement occlusif
Si vous n'avez pas de formation validée sur les chambres implantables, déclinez l'acte et orientez vers un IDEL formé. Cela vaut mieux qu'un incident.
L'hypodermoclyse (voie sous-cutanée)
L'hypodermoclyse est la technique de choix pour hydrater les patients âgés qui refusent ou ne tolèrent pas une VVP. Elle est simple à mettre en place et bien tolérée.
- Zones d'injection : abdomen, cuisse, zone sous-claviculaire, flancs
- Débit maximal : 60 à 80 ml/h (jusqu'à 120 ml/h en urgence)
- Solutions compatibles : sérum physiologique, glucosé 5%, solutions mixtes
- Changer le site toutes les 48 heures ou dès apparition d'un oedème local
Protocoles de sécurité à respecter
Avant chaque perfusion
- Vérifier l'identité du patient (bracelet ou vérification verbale)
- Contrôler la prescription : date, produit, dose, débit
- Vérifier le produit : intégrité du flacon, limpidité de la solution, date de péremption
- Vérifier les allergies connues du patient (notamment aux antibiotiques si IV)
- Préparer le matériel de façon aseptique
Pendant la perfusion
- Surveiller l'état clinique : pouls, tension si indiqué, signes d'allergie
- Observer le site d'injection régulièrement
- Vérifier le débit toutes les 15 à 30 minutes si pompe absente
- Rester disponible en cas de réaction (indiquer au patient comment vous joindre)
Gestion des complications
Réaction allergique : arrêtez immédiatement la perfusion, appelez le SAMU (15), restez auprès du patient. En cas d'anaphylaxie, administrez l'adrénaline si prescrite et disponible.
Extravasation : arrêtez la perfusion, retirez la VVP, élevez le membre, appliquez chaud ou froid selon le produit perfusé (vérifiez le protocole). Informez le médecin prescripteur.
Obstruction du cathéter : ne forcez jamais. Informez le médecin. N'utilisez pas d'héparine sans prescription explicite.
Traçabilité
Chaque séance de perfusion doit être tracée dans le dossier patient infirmier. Notez : l'heure de début et de fin, le produit et le volume perfusé, l'état du site d'injection, les constantes si prises, et toute observation clinique. Cette traçabilité est indispensable en cas de contrôle CPAM et protège votre responsabilité professionnelle.
Coordination avec l'équipe médicale et la HAD
Quand faire appel à la HAD ?
L'hospitalisation à domicile s'impose dans certaines situations :
- Perfusions de plus de 14 jours nécessitant un suivi quotidien lourd
- Nutrition parentérale totale (NPT) à domicile
- Chimiothérapie IV à domicile
- Situations nécessitant une coordination pluridisciplinaire intensive
Dans ces cas, l'IDEL libérale peut intervenir en tant que prestataire de la HAD ou transmettre le patient à la structure HAD pour une prise en charge coordonnée. La HAD facture elle-même l'Assurance Maladie et vous rémunère directement selon les termes de votre convention.
Communication avec le médecin prescripteur
Maintenez un lien régulier avec le médecin prescripteur pour tout changement de l'état clinique. Un compte rendu infirmier régulier, même bref, renforce la coordination et protège le patient. Si le protocole doit être modifié (débit, produit, durée), attendez toujours la validation médicale écrite avant d'agir.
Pour approfondir la coordination des soins complexes à domicile, consultez notre article sur la prise en charge des patients ALD en libéral.
Facturation : erreurs courantes et comment les éviter
La perfusion à domicile concentre plusieurs risques de rejet CPAM. Voici les erreurs les plus fréquentes :
1. Cotation sans prescription valide La prescription doit être jointe à la FSE (feuille de soins électronique) ou conservée au cabinet. Sans prescription, le remboursement peut être refusé intégralement.
2. Cumul de cotations incompatibles On ne peut pas coter AMI 4 et AMI 3 pour deux actes distincts lors d'un même passage. Un seul code AMI est applicable par séance.
3. Oubli de l'IK L'indemnité kilométrique est due pour chaque déplacement. Vérifiez que votre logiciel l'intègre automatiquement.
4. Majoration non justifiée Les majorations nuit, dimanche et jours fériés doivent correspondre aux horaires réels de l'acte. Toute majoration appliquée hors des plages horaires réglementaires constitue une surfacturation.
Pour aller plus loin sur ce sujet, notre guide sur les erreurs de facturation à éviter détaille les 10 motifs de rejet les plus fréquents à la CPAM.
Vous pouvez aussi consulter notre article sur la cotation NGAP complète pour avoir une vue d'ensemble des actes infirmiers et de leur valorisation.
Questions fréquentes
Quel code NGAP utiliser pour une perfusion à domicile en 2026 ? La cotation dépend de la durée. Une perfusion courte (1 heure ou moins, sous surveillance continue) est cotée AMI 9 (28,35 euros) pour un patient standard, ou AMI 10 (31,50 euros) si le patient est immunodéprimé ou cancéreux. Une perfusion longue (plus d'1 heure) est cotée AMI 14 ou AMI 15 (44,10 euros). Un supplément AMI 6 est ajouté par heure supplémentaire au-delà de la première heure, dans la limite de 5 heures.
Une IDEL peut-elle poser une perfusion sans prescription ? Non. Toute perfusion à domicile exige une prescription médicale écrite, datée et signée. Sans ordonnance valide, l'acte ne peut pas être réalisé ni facturé.
Comment facturer la perfusion à domicile en HAD ? En HAD, c'est la structure qui facture l'Assurance Maladie. L'IDEL intervient comme prestataire et est rémunérée directement par la HAD selon les termes contractuels convenus.
Peut-on majorer une perfusion réalisée la nuit ou le dimanche ? Oui. Les majorations MN (nuit), MS (samedi après-midi) et MD (dimanche et jours fériés) s'appliquent aux perfusions comme à tout acte infirmier.
Quelles voies d'abord l'IDEL peut-elle gérer à domicile ? L'IDEL peut gérer une VVP, un PICC line, une chambre implantable et une voie sous-cutanée. La pose d'un cathéter central (hors PICC) reste l'acte exclusif du médecin.
Conclusion
La perfusion à domicile est un acte infirmier qui valorise votre rôle clinique et contribue directement au maintien à domicile des patients. Pour facturer juste, trois réflexes suffisent : vérifiez la prescription avant d'agir, choisissez le code AMI en fonction de la complexité réelle de la séance, et tracez chaque passage rigoureusement.
Les cotations AMI 3 et AMI 4 restent les deux pivots de la facturation perfusion en 2026. Assurez-vous que votre logiciel est bien paramétré avec les derniers tarifs issus de l'avenant 11.
Pour optimiser votre temps de facturation et réduire vos rejets CPAM, consultez aussi notre guide sur le BSI infirmier, autre acte complexe souvent mal coté. Et pour une vision complète de votre activité libérale, notre guide d'installation IDEL 2026 reste une référence utile à tout moment de votre exercice.
Questions fréquentes
Experte en accompagnement IDEL chez Maison des Infirmiers, Camille accompagne les IDEL depuis leur installation jusqu’à leur gestion quotidienne.